Depuis quelques semaines, nous attendions avec impatience le Carnaval Huaylino. Une fĂȘte haute en couleur de quatres jours totalement folle qui met sous les projecteurs la culture andine. Le
premier évenement fut une election de miss Caraz...
On s'attendait à voire de superbes filles mais malheureusement nous avons était un peu deçu. En plus de ça, bien que trÚs joli, l'habit traditionnel ne met absolument pas en valeur les formes des
filles. Il faut donc se contenter d'apprecier la qualité du deguisement et les mouvements chaloupés des danses traditionnelles...
Nous travaillons en partie avec l'office du tourisme de Caraz. Ainsi, JM a été convoqué pour faire le jury des miss. Inutil de vous dire que nous sur les gradins, on était écroulés de rire en
regardant JM faire son boulot avec le maximum de serieu. Les filles dansaient jusqu'au jury, lançant au passage des regards electriques à notre JM national...
Celle-la était de loin ma préférée, elle a gagné bien sûr. La photo montre la deuxiÚme épreuve du concours: parler dans un micro. Je peux vous dire que c'était pas simple, elles avaient beaucoup de
mal pour aligner trois mots. Un peu méchant, un peu injuste, je vous l'accorde..
La fameuse danse tradicionnelle
Toutes les miss reunies à la fin pour une chorégraphie de clÎture...
Petit interlude dans ce dĂ©chainement de couleurs et de fĂȘtes, un cuy (Ă prononcer "couilles"), ou plus simplement en français, un cochon d'inde. C'est la grande spĂ©cialitĂ© culinaire d'ici, et ma
foi, je trouve ça assez bon. Le seul souci est le peu de viande qu'offre cette petite bĂȘte.
DeuxiÚme jour du Carnaval, le clou du spectacle... Une procession fut organisée dans la ville. Participe à ce concours les différents services de la municipalité et les différents quartiers. Chaque
groupe a une voiture "déguisée" avec une reine sur le toit, devant celle-ci, des dizaines de gens dansent au rythme de l'orchestre...
Pour ne pas faire les choses à moitié, nous avons décidé de porter l'habit traditionnel des paysanes. Nous ne pensions pas que nous serions les seuls hommes habillés en femme, ce fut le cas.
Un succÚs total, tout le village nous applaudissait et riait à gorge déployée. Nous avons été l'espace d'une journée l'attraction du village! Et cerise sur le gateau, nous avons gagné le concours!!
Cent euros pour se faire, avec les amis peruviens, un grand repas...
Que guapas!!
Un des chars défilant dans les rues du village. Tradition intéressante: il décore un arbre d'objets en plastique, des seaux, des passoires ou bien des sacs plastiques. Un peu comme notre cher sapin
de Noel..
Une bande concurrente, oh les méchants!
Le cortĂšge, ce fut somme toute un joyeux bordel..
Notre team portant un nom des plus poétique: Gerencia de Desarrollo Economico. Nous avons recrée une mini cérémonie de mariage. Nous étions (les quatre français) les femmes jalousent de ce mariage
qui essayait de récupérer tant bien que mal l'époux...
Pour rajouter un peu de piment, nous avons mis en place quelques chorégraphie un peu provocantes. Un peu effrayés par la portée de nos danses (soulevage de jupe et remise d'un faux sein au
maire), les premiers rires du publique nous ont tout de suite rassurés..
La journée se termine par une nouvelle tradition: LA COUPE DE L'ARBRE. Elle consiste à tournée autour de l'arbre en buvant de la biÚre pour encourager deux braves volontaires qui tentent d'attaquer
l'écorce du malheureux.. Pleins de cadeaux sont accrochés aux branches. Des que l'arbre cÚde (un peu risquée la chute d'ailleurs), tout les enfants se précipitent pour récupérer leur butin.
Un petit hors sujet: quelques bricolent que l'on a achetées au marché. Un peu kitch mais bon il faut bien...
Le jour suivant, le programme est restĂ© dans les grandes lignes le mĂȘme. Le concours fut aussi une procession, mais cette fois-ci, seulement les quartiers dĂ©filaient. Le cortĂšge Ă©tait d'une
beauté prodigieuse: des costumes, des danses et des jeux incroyables (photos bientÎt). Vraiment plus impressionant que celui de la veille..
Le matin mĂȘme, l'office de tourisme nous a proposĂ© de faire juge. On accepte tout content. Seulement, on s'est rendu compte juste aprĂšs qu'il y avait que quatres juges et qu'il fallait juger les
traditions et coutumes du perou. Grosse montĂ©e de stress pour savoire si on allait ĂȘtre Ă la hauteur, facteur aggravant: les rĂ©compenses Ă©taient Ă©norme (plusieurs centaines d'euros..)
Au final, on a géré grave dans notre costume classe preté pour l'ocasion...
Les quatres jugent sur le péron de la municipalité, ca faisait trÚs officiel. Il nous a fallut quelques temps pour ravaler notre honte. Devant nous, des centaines de personnes nous
regardaient...
Desormais, nous sommes les stars incontestĂ©s du village (peu ĂȘtre pas quand mĂȘme..) La veille, nous sommes passĂ©s Ă la tĂ©lĂ©vision locale. En sortant du jury, un jolie fille tenant un micro nous a
invité à une interview pour canal siete, une des chaines principales du Perou. Je crois que je m'en suis bien sorti, j'ai répondu à tout sans que ma langue fourche. Normalement, nous passons à la
télé nationale la semaine prochaine. Affaire à suivre....
Chao