Joyeux noël à tous!!
Apres vous avoir laisser à Cohaique, nous avons pris l'avion direction Punta Arena, les routes dans la région se faisant très rares.. Après la pesée des bagages validée sur le fil, nous
voila embarqués dans un survol de la pampa Argentine. Les deux autres compagnons, Sylv et JM, n'avaient pas de hublot, je fus donc chargé de prendre les photos et d'apprecier les
magnifiques paysages.
Vue d'avion de l'Argentine (un peu vague mais j'en sais pas plus)
Pampa chilienne sur le chemin de l'aeroport
TORRES DEL PAINE
Là commence le pourquoi de notre venue dans ces territoires hostiles: le Parc Torres del Paine. Il se trouve presque à la frontière Argentine-Chili et il marque la fin de la cordillère. Sa position
particulière lui confère une ambiance et une diversité de paysage impressionnante.
Le seul hic de ce parc est son côté très touristique, il est le plus visité d'Amerique du Sud. Il faut donc payer cher pour prendre le bus et payer encore cher pour entrer dans le parc. Les mots
d'un guide chilien rencontré dans l'auberge avant le départ en disent long: "es un fucking negocio".. Après s'être beaucoup énervés à l'entrée du parc, nous avons fait abstraction de cet abus.
Le programme de ces quatres jours fut un trek appelé le W, relatif à la forme du chemin. Il faut savoir qu'il y a plusieurs facons de faire le W: en hotel, en refuge ou en camping gratuit. Nous
avons choisi la dernière, plus dure et plus longue. En fait, le tour consiste à faire une branche de ce fameux W chaque jour. Les stats du trek: 115 km, un pic lors du troisième jour avec 10
heures et demi de marche..
W: DAY 1
Le premier jour nous plonge directement dans l'ambiance de ce parc. Dès la sortie du bus, des rafales de vents nous fouettent le visage et une pluie fine commence à nous humidifier un peu. Après
une heure de marche, les éléments se déchaînent, du vent à ne plus pouvoir avancer et des trombes de pluies. On vera par la suite que cet aspect a fait le charme et la difficulté de ce
trek...
Ce fut de la pluie....
.... encore de la pluie. Nous sommes arrivés au premier campement démoralisés, congelés. D'autant plus que les prévisions étaient mauvaises. Soi disant, trois jours pareils nous attendaient...
La maison du garde. La forme me faisait trippé
Donc voilà, l'ambiance n'était pas folle. Tout le monde dépités essayant de se rechauffer avec sa soupe...
Alors que nous pensions presque à renoncer au trek, la pluie s'est arrêtée et le soleil est sorti. C'est la magie de cet endroit. On peut rencontrer toute les conditions dans la même journée:
pluie, neige, soleil. On était trop fou, on sautait dans tous les sens. La chappe de nuages laissaient doucement filtrer des morceaux de montagnes enneîgées...
W: DAY 2
Levé 5 heures, on sort la tête de la tente, soleil. On court au mirador pour voir le levé du soleil sur les fameuses Torres del Paine...
Ce sont des immenses piliers de presque 1000m de haut. On se sent vraiment petit au pied de ces colosses. Le grimpeur du dimanche que je suis avait très envie de les gravir, peu être une prochaine
fois...
Après avoir rangé tout l'équipement, nous nous lançons dans la transition nous menant jusqu'à la deuxième branche du W. Les étapes de transitions sont longues mais changent totalement. On sort des
vallées montagneuses et on se trouve dans une plaine vallonée jalonée d'une myriade de lacs de couleurs différentes. Et sous le soleil, profitons en ca va pas durer...
Forcement, l'ambiance est plus à la fête..
Quelques rencontres inattendues. On a pu observer plein d'animaux pas très effrayés par la présence des hommes.
Une sorte de bonzai, avec au second plan "les cuernos"...
Le soir du deuxième jour, on arrive exténués au campement après une journée intense. Mais pas le temps de se reposer, préparation du repas de noël. Et oui, nous avions sacrifiés un peu plus nos
épaules pour amener le nécessaire. Il y avait presque tout: du pâté pour le foi gras, du nutella pour les bons chocolats et le vin blanc en guise de Champagne.
Vous me direz, c'est déjà pas mal, mais on voulait que la fête ressemble vraiment à un noël. Avant le départ, nous avions donc acheté des petits cadeaux et des guirlandes dans une boutique tout à
dix francs. Pour ma part, j'avais opté pour des petits dophins super kitsh (le plus moche du magasin) et un lapin rose... Bien sûr, vu notre niveau de fatigue, le vin a fait son effet et nous
sommes vite tombés comme des mouches..
W: DAY 3
Encore une fois, on se reveille avec le soleil alors qu'il pleuvait en se couchant. La première accion du matin: ranger l'équipement et surtout customiser nos sacs en version "sac de noël".
Gros succès. Nous avons dû recevoir 15 feliz navidad, 35 Happy Christmas et une poignée de Joyeux Noël. Ca faisait bien sourire les gens que nous croisions...
La traversée de ce pont suspendue m'a fait très peur. Un panneau indique une limite à deux personnes, le tout au dessus d'un torrent comme je n'en ai jamais vu. Et pour agrémenter le tout (sinon
c'est trop facile), les fameuses rafales de vent.
La vallée francaise, deuxième du W, a été la plus saisissante. Et ceci sans aucun chauvinisme. C'est un peu la vallée parfaite que l'on trouve dans les livres pour enfant. Des montagnes enneôgées,
une forêt dans le creux et un torrent bouyonnant.
Petit trip... (on remarquera que Sylv se prend un gros coup de bâton, ça a fait un peu mal...)
............
Sylv, le Clermontois, forcement en pause "bonhomme Michellin"
L'art de magner le bâton pour les pauses photos...
La tectonique des plaques...
... la coupe tectonik de JM sculptée par le vent
"Los Cuernos" vue de la transition vers la troisième branche du W. Ces montagnes sont hallucinantes, un trait très précis sépart le haut noir et le banc blanc. On dirait presque qu'il délègue une
centaine de peintres chaque année pour y remettre un coup de neuf... Au premier plan, on se rend compte de la force du vent qui soulève l'eau du lac.
Le lac "Pehoe" a une couleur incroyable, un bleu turquoise. Certaines plages font quasiment pensées aux caraïbes
Un Guanaco croisé sur le chemin. Ces animaux ont l'ait tellement stupide. En même temps, ils sont bien drôles.
Le troisième jour est donc le plus long. Nous sommes allés jusqu'au bout de nos forces. L'objectif était le lac Grey et surtout le Glacier Grey. C'est en fait une petite branche du Champ de Glace
Sud, un glacier de près de 600 km de long. La micro partie que nous avons vu était déjà impressionante. Le dernier campement du trek se trouvait sur un plateau pêrché au dessus de la mer de glace,
une grosse montée bien sévère pour finir cette journée de fou.
On ne le voit pas mais des Icebergs se détachent régulièrement du glacier et naviguent doucement sur le lac.
W: DAY 4
Le dernier jour s'annoncait aussi hyper long et il le fut. Après avoir remonté toute la vallée du lac Grey, on avait deux option: marcher 10 km dans la pampa ou prendre un bateau pour touristes
extrèmement cher. Les paramètres à prendre en compte: la fatigue, l'état du corps et la pluie fine et froide. On a finalement tranché: JM a pris le bateau avec le plus d'affaire possible et Sylv et
moi avons continué allégés.
Quelle bonne idée! Avec les sacs, cette étape aurait été impossible. Elle valait vraiment la peine. Après trois jours de montagne, se retrouver au milieu de la pampa procure une sensation étrange
et agréable. Seulement de l'herbe à l'infinie, des chemins droits et plats..
Ensuite, le bus nous à ramené à Puerto Natales des souvenirs plein la tête.
Alors comment vous dire... Après quatre jour d'un régime de soupe, pâte et barres de céréales, nous avons eu une envie indomptable de nous faire une vrai "bouffe". Dans l'auberge de Punta Arena,
acceuillante et chaleureuse, nous avons donc concocté une enorme tartiflette (sans reblochon...) et une charlotte aux framboises.
Une allemande sympa, très aventurière pour son âge, s'est joint à nous...
Le dernier jour avant de rentrer à Santiago, petit détour à la Pingouineria. Le gros piège à toursites inévitables, mais bon, impossible d'aller en Patagonie sans voir des pingouins. Alors, on paye
le bus, après on paye la traversée d'un terrain privé (le gars sans rien faire gagne 2 euros par touriste..) et enfin on paye pour l'entrée dans la réserve..
Les pingouins restent des animaux étranges. Impossible de ne pas sourrire en voyant leur démarche cool et détendue. En plus de cela, la reserve est assez bien faite, on ne pas sortir des sentiers
fermés. Les pingouins sont donc assez tranquiles
Je vous dis à bientôt. Bonne fête à tous!!! Bonne année!!
La biz