Mardi 24 février 2009
Depuis quelques semaines, nous attendions avec impatience le Carnaval Huaylino. Une fête haute en couleur de quatres jours totalement folle qui met sous les projecteurs la culture andine. Le premier évenement fut une election de miss Caraz...

On s'attendait à voire de superbes filles mais malheureusement nous avons était un peu deçu. En plus de ça, bien que très joli, l'habit traditionnel ne met absolument pas en valeur les formes des filles. Il faut donc se contenter d'apprecier la qualité du deguisement et les mouvements chaloupés des danses traditionnelles...



Nous travaillons en partie avec l'office du tourisme de Caraz. Ainsi, JM a été convoqué pour faire le jury des miss. Inutil de vous dire que nous sur les gradins, on était écroulés de rire en regardant JM faire son boulot avec le maximum de serieu. Les filles dansaient jusqu'au jury, lançant au passage des regards electriques à notre JM national...


Celle-la était de loin ma préférée, elle a gagné bien sûr. La photo montre la deuxième épreuve du concours: parler dans un micro. Je peux vous dire que c'était pas simple, elles avaient beaucoup de mal pour aligner trois mots. Un peu méchant, un peu injuste, je vous l'accorde..


La fameuse danse tradicionnelle


Toutes les miss reunies à la fin pour une chorégraphie de clôture...


Petit interlude dans ce déchainement de couleurs et de fêtes, un cuy (à prononcer "couilles"), ou plus simplement en français, un cochon d'inde. C'est la grande spécialité culinaire d'ici, et ma foi, je trouve ça assez bon. Le seul souci est le peu de viande qu'offre cette petite bête.


Deuxième jour du Carnaval, le clou du spectacle... Une procession fut organisée dans la ville. Participe à ce concours les différents services de la municipalité et les différents quartiers. Chaque groupe a une voiture "déguisée" avec une reine sur le toit, devant celle-ci, des dizaines de gens dansent au rythme de l'orchestre...


Pour ne pas faire les choses à moitié, nous avons décidé de porter l'habit traditionnel des paysanes. Nous ne pensions pas que nous serions les seuls hommes habillés en femme, ce fut le cas. Un succès total, tout le village nous applaudissait et riait à gorge déployée. Nous avons été l'espace d'une journée l'attraction du village! Et cerise sur le gateau, nous avons gagné le concours!! Cent euros pour se faire, avec les amis peruviens, un grand repas...


Que guapas!!



Un des chars défilant dans les rues du village. Tradition intéressante: il décore un arbre d'objets en plastique, des seaux, des passoires ou bien des sacs plastiques. Un peu comme notre cher sapin de Noel..


Une bande concurrente, oh les méchants!


Le cortège, ce fut somme toute un joyeux bordel..


Notre team portant un nom des plus poétique: Gerencia de Desarrollo Economico. Nous avons recrée une mini cérémonie de mariage. Nous étions (les quatre français) les femmes jalousent de ce mariage qui essayait de récupérer tant bien que mal l'époux...

Pour rajouter un peu de piment, nous avons mis en place quelques chorégraphie un peu provocantes. Un peu effrayés par la portée de nos danses (soulevage de jupe et remise d'un faux sein au maire), les premiers rires du publique nous ont tout de suite rassurés..





La journée se termine par une nouvelle tradition: LA COUPE DE L'ARBRE. Elle consiste à tournée autour de l'arbre en buvant de la bière pour encourager deux braves volontaires qui tentent d'attaquer l'écorce du malheureux.. Pleins de cadeaux sont accrochés aux branches. Des que l'arbre cède (un peu risquée la chute d'ailleurs), tout les enfants se précipitent pour récupérer leur butin.


Un petit hors sujet: quelques bricolent que l'on a achetées au marché. Un peu kitch mais bon il faut bien...

Le jour suivant, le programme est resté dans les grandes lignes le même. Le concours fut aussi une procession, mais cette fois-ci, seulement les quartiers défilaient. Le cortège était d'une beauté prodigieuse: des costumes, des danses et des jeux incroyables (photos bientôt). Vraiment plus impressionant que celui de la veille..

Le matin même, l'office de tourisme nous a proposé de faire juge. On accepte tout content. Seulement, on s'est rendu compte juste après qu'il y avait que quatres juges et qu'il fallait juger les traditions et coutumes du perou. Grosse montée de stress pour savoire si on allait être à la hauteur, facteur aggravant: les récompenses étaient énorme (plusieurs centaines d'euros..)



Au final, on a géré grave dans notre costume classe preté pour l'ocasion...


Les quatres jugent sur le péron de la municipalité, ca faisait très officiel. Il nous a fallut quelques temps pour ravaler notre honte. Devant nous, des centaines de personnes nous regardaient...


Desormais, nous sommes les stars incontestés du village (peu être pas quand même..) La veille, nous sommes passés à la télévision locale. En sortant du jury, un jolie fille tenant un micro nous a invité à une interview pour canal siete, une des chaines principales du Perou. Je crois que je m'en suis bien sorti, j'ai répondu à tout sans que ma langue fourche. Normalement, nous passons à la télé nationale la semaine prochaine. Affaire à suivre....

Chao
Par Antonin
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Mardi 24 février 2009
On met le cap sur Chavin, site arqueologique de premier plan au Perou. Par chance, il se trouve assez près de Caraz. En distance bien sûr, au niveau du temps rien à voire. Une succession de chemin de terre parcemés de trous plus traîtres les uns que les autres. Le bus roulait à fond et évitait tant bien que mal les pièges. Nous étions sensés dormir mais à chaque fois que nos yeux commencaient à se fermer, un trou nous faisait sauter jusqu'à décoler de notre siège, une technologie de reveil qu'il faudrait monter sur le lit d'ailleurs, quelle efficacité! Enfin bref, une sacrée aventure qui nous a déposé bien crevés au fameux Chavin...



Ben, Sylv et moi après l'achat en masse de bonnets peruviens


Petit point histoire, ceux qui ne sont pas friand peuvent passés à la photo suivante.. Chavin n'est pas veritablement un peuple passé mais plutôt un mouvement culturel qui s'est étendu dans une bonne partie du Perou. La culture de Chavin a gardé son influence de -1200 à -200 avant JC. L'iconographgie chavinienne est composée de trois animaux: l'anaconda, le condor et le felin. Ils sont chacun symbole de pouvoir et représentent les trois élements: eau, terre et ciel. Le Chavin de Huantar est le temple principal à partir duquel a commencé l'expension. En fait, le fonctionnement ressemblait plus au fonctionnement d'une secte de nos jours. Les initiateurs de la culture ont imaginés des systèmes de canaux sophistiqués pour créer des bruits amplifiés et ont fait croire à leurs "sujets" que ces bruits étaient des paroles divines. En plus de cela, ils importaient des cactus de San Pedro, substance hautement hallucinogène.. Ainsi, les croyants restaient subjuguaient devant toutes ces choses que leur ignorance ne le permettait pas de comprendre...


JM étudiant l'architecture chavinienne. Et la, stupeur... ils étaient vraiment ingénieux: alors qu'aujourd'hui des villages entiers s'effondrent à chaque séisme et causent des milliers de morts, les chaviniens construisaient leurs murs à peine inclinés et alternaient les roches de grande taille et les pierres plus petites, les premières servant à la stabilité du temple, les autres amortissant les vibrations..


Ben et Sylv suivant avec beaucoup d'attention les explications du guide...


Il existe des centaines de mètres de labyrinthe souterrain, encore une fois pour impressioner les sujets. Les différentes ouvertures, trous et fenêtres modifient les perspectives et accentuent l'impression d'égarement..


Sylv essayant d'imiter le sourire sans fin de la clé de voûte


Pour finir, des amis peruviennes qui ont eu la gentillesse de nous préparer un Picante de Galina. Ce fut divinement bon, j'ai piqué la recette!

chaooo
Par Antonin
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Mardi 24 février 2009
Caraz est une ville située au fond d'une vallée encerclée des montagnes les plus belles d'Amerique Latine. Après deux semaines de dur labeur, nous avons enfin pu prendre de l'altitude pour une balade d'un jour nous menant jusqu'à la lagune 69 perchée tout de même a 4600m... Ici tout les noms de lagunes sont en Quechua, on s'est donc naturellement demandé si ce nom étrange avait une conotation sexuelle ou autre, finalement on ne sait toujours pas...



Avant toute chose se faire beau, on y est tous passés. Je te coupe les cheveux, tu me coupes les cheveux, etc....


Servir de bons jus frais. C'est un resto ou l'on squatte toujours. Des gens adorables qui nous ouvrent leurs portes avec chaque jour le même sourrire..


Une des rares "fenêtre" nous laissant entrevoire le Huascaran, un sommet vers les 6500m.. Il faut savoir que le temps est très capricieux pour ne pas dire imprevisible ou même, allé, on peut le dire, chiant.




Zone à usage très special: ils élèvent des gringos en pleine air pour le plus grand plaisir des gourmands...


Un petite recompilation de tout ce qui se fait en matière de lapin, lievre et marmotte. Ca aboutit à une bébête qui s'appelle Viscache


Au loin Sylv sur la rive bordant la lagune...




Après une dernière montée épuisante vers la lagune, nous posons tous ensemble devant une eau d'une limpidité sans égal. L'altitude se fait resentir, c'est un peu comme si le cerveau se mettait en mode vibreur, le sang se pressipite au maximum dans l'organisme pour apporter le petit peu d'oxygene qu'il reste...


J'ai trouvé cela extraordinaire, je veux la même piscine quand je serai plus grand....



¡Peruan style! siempre


La photo carte postale...



Comme un petit air des Alpes. La fameuse bouteille de Charteuse, fidèle campagnon de voyage, qui malheureusement touche à sa fin. Par charité, n'hésitez pas a nous envoyer du ravitaillement. Envoyez vos dons à "Poneys expedition - Caraz - Perou"


Une sorte d'alien vraiment dégeu. Je ne vous conseil pas de zoomer, ca fait vraiment flippé...

Ya nos vemos
Par Antonin
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Vendredi 13 février 2009
Suite a mon dernier article sans photos, je vous fait un petit résumé des dernieres semaines qui ont été riche en activitées diverses. Commencons par le commencement.. quelques jours apres mon arrivée, ce fut la fete de la vierge. Pas tres alléchant sur le papier, mais en realité une bonne fiesta! Ici la religion ne rime pas forcement avec sermons á rallonge, la fete commence en debut daprem avec des fanfares dans la rue et beaucoup de bieres et finis au petit matin...


La fameuse fanfare. en fait, ce sont plusieurs fanfares qui se relient au fil de la journée


Une photo de la place,les gens boivent sur le peron de l'eglise, étrange. On peut voire au deuxieme plan ce qui a été pour nous le plus merveilleux: los castillos de fuego. Ils construisent des strucrures magnifiques en roseaux ou ils placent des centaines de feux d'artifice, les étages se montent un par un jusqu'a atteindre 30 m. A l'allumage, ca voltige dans tout les sens, des cendres encore brulantes tombent de partout, sur les arbres et sur les toits sans aucune sécurité. on a retrouvait ainsi quelques secondes nos yeux d'enfants....


Les fameuses roues en feu, un melange de couleur détonants!


Forcement a la fin, on été bien joyeux. En particulier grace a un pisco caliente salvateur...


Quelques gens, un des chauffeurs de la commune, JM, Meg une francaise rencontrée dans le village et moi.


Jour de semi-motivation a Caraz. On a donc fait une balade vers le mirador de la ville sous un soleil caniculaire. 1 petite heure de matche pour apprecier la ville vue de haut..


Nous. La fille s'appelle julia, une francaise vadrouillant seule en amerique du sud. Depuis ce jour, elle est restée avec nous, nous l'avons meme acceuilli dans notre maisonnette.


Bloc plutot chaud dans la descente. pour les neophytes, un tres bon bloc pleins d'arretes et de petit trou (un, deux voir trois doigts maxi..)


Quelle force!


Alors la, gros arrivage dans les contrées peruviennes. Ben, notre cher collegue grenoblois, nous a rapatrié du vin, de la chartreuse, du fromage a raclette et du bon reblocchhhh. je peux vous dire qu'apres quelques mois de diet, rien pouvait me rendre plus heureux.


Assez rapidement, une bonne tartiflette s'imposait. Et bon dieu que l'on a apprecié. Regrdez moi ce beau rebloch fondant doucettement!


De nouveau un peu de sport. On ne chome pas ici... Ce petit trip me demanger depuis mon arrivée: monter jusqu'a 4200 m en bus avec les velos sur le toit pour ensuite devaller les pentes de la cordillere noire sur nos montures!!


 Photo d'un cochon poilu prise a la volée lors de la montée

L'equipe avant le départ. Le bus nous a posé au milieu de nulle part dans un épais brouillard. Brouillard qui a eu rapidement des conséquences facheuses, une collision entre Ben et Julia. Imaginez le scene, Julia sur le sol pleurant de douleur, le tout a 4200 m dans les nuages et, chose qui n'arrange pas l'affaire, aucun traffic sur cette route. Finalement, apres la frayeur passée, Julia a surpassée sa douleure et a continué avec nous. Il y avait pas le choix!!


Des bosquets d'eucalyptus fendent par endroit les epais nuages..


La route tortueuse et sinueuse, un vrai regal!

(in process, rapidement la suite...)













Par Antonin
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Samedi 7 février 2009

Surmotivé, je me dirige vers le cyber café pour enfin mettre a jour ce blog et assouvir la soif de nouvelles de mes milliers de visiteurs. Petit souci, j'ai oublié les photos. Et un blog, je sais, c'est un peu comme une BD, on regarde seulement les illustrations...

Je fais un petit point de ma vie ici. Je commence à m'habituer à l'ambiance differente du Perou. On a vraiment l'impression de revenir à un style de vie plus simple delesté de beaucoup de choses inutiles qui nous paraissent en France indispensables. Personne ou presque n'a de voitures, ils se déplacent tous en moto-taxi, quelques-uns sont décorés simplement et d'autres sont carrement tunnés avec neons et gros sons, marrant. Aucune laverie est présente à Caraz, on a repris du service et on lave notre linge à la main. Et je peux vous dire qu'il a intérêt d'être bien sale mon Tshirt avant de le laver, c'est tellement long... Il y a d'autre chose dans le genre. Par exemple, le marché est une veritable mine d'or, on y trouve de tout: des fruits et légumes venant des montagnes jusqu'au petits restaurants sympas en passant par les tongues faites en vieux pneus de voiture. Beaucoup de chose sont faites à la main, on peut voir les paysans confectionés sous nos yeux bonnets, paniers et autres chapeaux. Ce qui est des télés, radio et toutes sortes d'appareils que nous, francais, jetons direct à la poubelle (ou on fait marcher la garantie avec un peu de chance), eux l'amennent au petit bricoleur du coin qui repare vraiment tout.. à méditer..

Alors la, on rentre dans la partie un peu moins drôle: le boulot. Pour tout avouer, au début, j'était totalement perdu. Les choses bougent dans tout les sens, le travail n'est pas toujours bien organisé et mon sujet était défini seulement dans ses très très grandes lignes. Après avoir serrer les fesses et attendu un peu de comprendre le fonctionnement, j'ai poussé une bonne grogne qui a eu le résultat escompté, ca soulage et ca va mieu. Le sujet donc: je suis chargé de référencer les sources de la "cordillera negra". Première visite sur le terrain et première constatation, ce ne sont pas des sources mais des pitites flaques d'eau... Pour découvrir ce site ma foie fort jolie, un campesinos du coin m'a servi de guide. Il parle beaucoup Quechua et un petit peu espagnol. Et le quechua il faut dire que ca ressemble à rien, j'essaie d'apprendre quelques rudiments mais c'est pas possible. Je vous tiendrai informés de mes progres. On a donc beaucoup marché avec le petit vieux, il m'a proposé des fruits de cactus et vu que j'ai fais semblant d'aimer "huum que rico" il m'a proposé plein d'autres fruits de cactus.. J'ai finis par lui dire qu'il fallait que je m'habituer parcque c'était étrange quand même! On arrive donc à la source cachée sous la végétacion et je decouvre un grand tunnel. Le genre de tunnel oú un clostrophobe ne peut pas mettre un orteil.. 1m de diamètre avec les murs tapissés de criquets aux antennes deux fois plus longues que leurs corps qui bougent dans tout les sens, le tout soupoudré d'une bonne colonie de chauve-souris. Normalement, lundi c'est la grande expédition jusqu'au fond..ca me fait un peu flipper.

Je me plais bien donc ici. Le Chili et surtout les gens du Chili et surtout une personne en particulier me manque beaucoup. Je crois que ca me fera du bien d'y retourner avant de prendre mon avion. Avec le recul, je me rends compte que ce semestre à Santiago était un rêve...

Chaito, hasta luego

Par Antonin
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Lundi 26 janvier 2009

J'ai quitté donc le Chili le coeur lourd apres neufs mois passés dans ce fabuleux pays. Une experience à tous les niveaux qui m'a permis de rencontrer des gens qui resteront à coup sûr des amis. J'espère vous revoir tous bientôt!! En plus de ca, le dernier mois a été des plus agréable. Un acceuil chaleureux dans la famille de Karen, enfin de la vrai gastronomie chilienne et du surf. Pour remercier tout ce beau monde, nous avons fait un grand repas d'adieu. Il était tous là..


Enfin la il manque les jeunes quand même..



"Punta de Lobos", une petite merveille non loin de Pichi


C'est aussi un spot de surf, pas le plus facil. Je me cantonnais a un endroit avec moins de rocher mais avec des vagues tout aussi impressionantes (on devine un surfeur dans la vague...)

Le lendemain, retour a Santiago. Je passe deux jours pour bien etudier ce que je vais prendre pour les deux mois suivants au Perou et je file au terminal de bus. Je m'accroche mentalement car pas moins de 50 heures de bus m'attendent. Plusieurs étapes plus eprouvantes les unes que les autres, avec, en fond, encore et toujours le désert.


La ville d'iquique au nord du Chili encerclée par des dunes immenses


Le désert même si on peut s'en lasser un peu reserve toujours des couleurs imprevisibles...


L'ocean Pacifique au alentour de Lima. La route est flippante car elle est tout simplement taillée dans une dune de sable, des camions et des bus l'empreintent sans arrêt.. Au cours du voyage, la compagnie nous a offert un bingo, une sorte de loto. Pendant presque une demie heure, tout le monde dans le bus cochait ses cases à chaque fois que la belle hotesse sortait un chiffre. Un bon moyen de passer le temps. Et comme par hasard, j'ai gagner le mega loto du bus, la recompense etait un billet Lima-Tacna, genre 1000 km. Ne me servant a rien je l'ai gentillement offert à une vieille dame. Tout le monde a aplaudi, quelle honte!!

La dernière partie du voyage relié Lima au niveau de la mer à Huaraz perché a 3000m d'altitude. Je suis arrivé très tard dans cette ville. La tête dans les nuages à cause de l'altitude. Un mate de coca offert par mon hôte m'a remis sur pied. Et oui de la coca en infusion, rien avoir avec la drogue, juste comme un café.

Le lendemain, levé 5h du mat pour arriver à temps au travail à Caraz, bourgade un peu plus au Nord. Pour ceux qui ne savent pas, je vais faire un stage de deux mois au sein d'une équipe du village. Le projet, en version express, est de l'irrigation dans une region plutôt aride. Il parait interessant.

 

A première vue, le village est charmant. Des petites rues serpentent entre des jolies maisons blanches et sont bondées de taxi à trois roues. Il y en a même des customisés avec des neons.. La place principal "Plaza de Armas" est magnifique (ci dessous)






Petits détails: le Perou est bien plus pauvre que le Chili, c'est assez marquant en traversant la frontière. Caraz est un peu à part, ils vivent bien avec un mode de vie un peu en autarsie. La saison actuelle est la saison des pluies. Le schéma habituel: grand beau temps le matin, pluies diluviennes l'aprem. Perso je suis pas trop habitué..

La ville se situe entre deux chaînes de montagne, la "Cordillera negra" et la "Cordillera blanca". C'est en quelque sorte le Chamonix peruvien. De très nombreux trek et autres activités comme le VTT sont possibles et réputées dans la région. J'espère en profiter durant mes week end...

A bientôt tous, merci pour ceux qui suivent mes aventures

PS: J'étais seul durant ce voyage d'où le manque de fun dans les photos. Pas de grimaces, ni de pauses acrobatiques. La prochaine fois....

Par Antonin
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Lundi 12 janvier 2009
Juste des petites nouvelles en passant. Je continue sur le même rythme de vie. Aujourd'hui, une nouvelle spécialité chilienne, le 4x4. J'estime à 50 % la quantité de ces enormes engins polluants dans le parc automobile chilien. Il y en a de toutes les formes, du tank à la berline convertie en tout terrain. Rien de mieux pour illustrer mes propos qu'une Corsa Pikup. Ca m'a bien fait marrer decouvrir dans la cour de l'Hotel ma voiture de toujours avec une beine derriere... Le bonus écologique est plus qu'utile ici!



A pars ca, des amis de Santiago sont venus me voir ce WE. On a fait du surf (pour changer...) mais aussi des petites balades sur la plage..


La Crucil

De gauche a droite, moi, Crucil et Corentin

Un abrazo
Par Antonin
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Vendredi 9 janvier 2009
Après un grand voyage dans le sud, rien de tel qu'un peu de repos au  de la mer. J'y été déjà passé plusieurs fois en week end, là c'est plus serieu, vacances tranquiles de deux semaines. Pourquoi toujours le même endroit? il y a bien une raison, je vous laisse la trouver...

Il suit quelques photos de l'endroit. C'est donc un petit village posé au bord de la mer, capital du surf du Chili. Ambiance relax baignée de soleil (et oui c'est l'été ici, j'evite le pire hiver europeen depuis longtemps). Je vis dans un ancien hotel. J'ai loué une planche de surf à une amie pour un moi. Mes journée sont donc faites dans les grandes lignes de surf, plage et repas


L'hotel où je reside, tout gratuit. J'aide bien sûr dans la maison au maximum.. Luca au premier plan, trop brave, il me protege quand je sors dans le village


La cour de l'hotel...


Une derniere...


Le centre du village constitué de une rue, petits restau, bars et autres guinguettes...


Le parc juste en face de l'Hotel...


Journée plage avec les miss (ptemier plan Lily, a gauche Karen, a droite Rebecca du Pays basque)


Karen et Rebecca (ndlr: la deuxieme, amie de la première, est venue d'Espagne en vacances)


Restaurant posé sur un rocher au bord de la mer. L'imitation "bateau échoué" me plaìt beaucoup...


Coucher de soleil non loin du spot de surf...

Une biz a tous
Par Antonin
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Lundi 29 décembre 2008

Joyeux noël à tous!!

Apres vous avoir laisser à Cohaique, nous avons pris l'avion direction Punta Arena, les routes dans la région se faisant très rares.. Après la pesée des bagages validée sur le fil, nous voila embarqués dans un survol de la pampa Argentine. Les deux autres compagnons, Sylv et JM, n'avaient pas de hublot, je fus donc chargé de prendre les photos et d'apprecier les magnifiques paysages.




Vue d'avion de l'Argentine (un peu vague mais j'en sais pas plus)


Pampa chilienne sur le chemin de l'aeroport

TORRES DEL PAINE

Là commence le pourquoi de notre venue dans ces territoires hostiles: le Parc Torres del Paine. Il se trouve presque à la frontière Argentine-Chili et il marque la fin de la cordillère. Sa position particulière lui confère une ambiance et une diversité de paysage impressionnante.

Le seul hic de ce parc est son côté très touristique, il est le plus visité d'Amerique du Sud. Il faut donc payer cher pour prendre le bus et payer encore cher pour entrer dans le parc. Les mots d'un guide chilien rencontré dans l'auberge avant le départ en disent long: "es un fucking negocio".. Après s'être beaucoup énervés à l'entrée du parc, nous avons fait abstraction de cet abus.

Le programme de ces quatres jours fut un trek appelé le W, relatif à la forme du chemin. Il faut savoir qu'il y a plusieurs facons de faire le W: en hotel, en refuge ou en camping gratuit. Nous avons choisi la dernière, plus dure et plus longue. En fait, le tour consiste à faire une branche de ce fameux W chaque jour. Les stats du trek:  115 km, un pic lors du troisième jour avec 10 heures et demi de marche..

W: DAY 1


Le premier jour nous plonge directement dans l'ambiance de ce parc. Dès la sortie du bus, des rafales de vents nous fouettent le visage et une pluie fine commence à nous humidifier un peu. Après une heure de marche, les éléments se déchaînent, du vent à ne plus pouvoir avancer et des trombes de pluies. On vera par la suite que cet aspect  a fait le charme et la difficulté de ce trek...



Ce fut de la pluie....


.... encore de la pluie. Nous sommes arrivés au premier campement démoralisés, congelés. D'autant plus que les prévisions étaient mauvaises. Soi disant, trois jours pareils nous attendaient...


La maison du garde. La forme me faisait trippé


Donc voilà, l'ambiance n'était pas folle. Tout le monde dépités essayant de se rechauffer avec sa soupe...


Alors que nous pensions presque à renoncer au trek, la pluie s'est arrêtée et le soleil est sorti. C'est la magie de cet endroit. On peut rencontrer toute les conditions dans la même journée: pluie, neige, soleil. On était trop fou, on sautait dans tous les sens. La chappe de nuages laissaient doucement filtrer des morceaux de montagnes enneîgées...

W: DAY 2


Levé 5 heures, on sort la tête de la tente, soleil. On court au mirador pour voir le levé du soleil sur les fameuses Torres del Paine...



Ce sont des immenses piliers de presque 1000m de haut. On se sent vraiment petit au pied de ces colosses. Le grimpeur du dimanche que je suis avait très envie de les gravir, peu être une prochaine fois...


Après avoir rangé tout l'équipement, nous nous lançons dans la transition nous menant jusqu'à la deuxième branche du W. Les étapes de transitions sont longues mais changent totalement. On sort des vallées montagneuses et on se trouve dans une plaine vallonée jalonée d'une myriade de lacs de couleurs différentes. Et sous le soleil, profitons en ca va pas durer...


Forcement, l'ambiance est plus à la fête..




Quelques rencontres inattendues. On a pu observer plein d'animaux pas très effrayés par la présence des hommes.

Une sorte de bonzai, avec au second plan "les cuernos"...



Le soir du deuxième jour, on arrive exténués au campement après une journée intense. Mais pas le temps de se reposer, préparation du repas de noël. Et oui, nous avions sacrifiés un peu plus nos épaules pour amener le nécessaire. Il y avait presque tout: du pâté pour le foi gras, du nutella pour les bons chocolats et le vin blanc en guise de Champagne.

Vous me direz, c'est déjà pas mal, mais on voulait que la fête ressemble vraiment à un noël. Avant le départ, nous avions donc acheté des petits cadeaux et des guirlandes dans une boutique tout à dix francs. Pour ma part, j'avais opté pour des petits dophins super kitsh (le plus moche du magasin) et un lapin rose... Bien sûr, vu notre niveau de fatigue, le vin a fait son effet et nous sommes vite tombés comme des mouches..

W: DAY 3

Encore une fois, on se reveille avec le soleil alors qu'il pleuvait en se couchant. La première accion du matin: ranger l'équipement et surtout customiser nos sacs en version "sac de noël".


Gros succès. Nous avons dû recevoir 15 feliz navidad, 35 Happy Christmas et une poignée de Joyeux Noël. Ca faisait bien sourire les gens que nous croisions...


La traversée de ce pont suspendue m'a fait très peur. Un panneau indique une limite à deux personnes, le tout au dessus d'un torrent comme je n'en ai jamais vu. Et pour agrémenter le tout (sinon c'est trop facile), les fameuses rafales de vent.


La vallée francaise, deuxième du W, a été la plus saisissante. Et ceci sans aucun chauvinisme. C'est un peu la vallée parfaite que l'on trouve dans les livres pour enfant. Des montagnes enneôgées, une forêt dans le creux et un torrent bouyonnant.


Petit trip... (on remarquera que Sylv se prend un gros coup de bâton, ça a fait un peu mal...)


............


Sylv, le Clermontois, forcement en pause "bonhomme Michellin"


L'art de magner le bâton pour les pauses photos...



La tectonique des plaques...


... la coupe tectonik de JM sculptée par le vent



"Los Cuernos" vue de la transition vers la troisième branche du W. Ces montagnes sont hallucinantes, un trait très précis sépart le haut noir et le banc blanc. On dirait presque qu'il délègue une centaine de peintres chaque année pour y remettre un coup de neuf... Au premier plan, on se rend compte de la force du vent qui soulève l'eau du lac.


Le lac "Pehoe" a une couleur incroyable, un bleu turquoise. Certaines plages font quasiment pensées aux caraïbes


Un Guanaco croisé sur le chemin. Ces animaux ont l'ait tellement stupide. En même temps, ils sont bien drôles.


Le troisième jour est donc le plus long. Nous sommes allés jusqu'au bout de nos forces. L'objectif était le lac Grey et surtout le Glacier Grey. C'est en fait une petite branche du Champ de Glace Sud, un glacier de près de 600 km de long. La micro partie que nous avons vu était déjà impressionante. Le dernier campement du trek se trouvait sur un plateau pêrché au dessus de la mer de glace, une grosse montée bien sévère pour finir cette journée de fou.


On ne le voit pas mais des Icebergs se détachent régulièrement du glacier et naviguent doucement sur le lac.

W: DAY 4

Le dernier jour s'annoncait aussi hyper long et il le fut. Après avoir remonté toute la vallée du lac Grey, on avait deux option: marcher 10 km dans la pampa ou prendre un bateau pour touristes extrèmement cher. Les paramètres à prendre en compte: la fatigue, l'état du corps et la pluie fine et froide. On a finalement tranché: JM a pris le bateau avec le plus d'affaire possible et Sylv et moi avons continué allégés.


Quelle bonne idée! Avec les sacs, cette étape aurait été impossible. Elle valait vraiment la peine. Après trois jours de montagne, se retrouver au milieu de la pampa procure une sensation étrange et agréable. Seulement de l'herbe à l'infinie, des chemins droits et plats..

Ensuite, le bus nous à ramené à Puerto Natales des souvenirs plein la tête.


Alors comment vous dire... Après quatre jour d'un régime de soupe, pâte et barres de céréales, nous avons eu une envie indomptable de nous faire une vrai "bouffe". Dans l'auberge de Punta Arena, acceuillante et chaleureuse, nous avons donc concocté une enorme tartiflette (sans reblochon...) et une charlotte aux framboises.


Une allemande sympa, très aventurière pour son âge, s'est joint à nous...

Le dernier jour avant de rentrer à Santiago, petit détour à la Pingouineria. Le gros piège à toursites inévitables, mais bon, impossible d'aller en Patagonie sans voir des pingouins. Alors, on paye le bus, après on paye la traversée d'un terrain privé (le gars sans rien faire gagne 2 euros par touriste..) et enfin on paye pour l'entrée dans la réserve..


Les pingouins restent des animaux étranges. Impossible de ne pas sourrire en voyant leur démarche cool et détendue. En plus de cela, la reserve est assez bien faite, on ne pas sortir des sentiers fermés. Les pingouins sont donc assez tranquiles


Je vous dis à bientôt. Bonne fête à tous!!! Bonne année!!

La biz
Par Antonin
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Dimanche 21 décembre 2008

Hola,

J'ai commence il y a une semaine mon voyage dans le Sud du Chili. Jean Mari et Sylvert, deux collegues de mon université en France, m'ont rejoint á Santiago pour vadrouiller ensemble. Au programme: region des lacs, Patagonie du nord, du Sud et terre de feu. Dans un cybercafe de Cohaique, vêtu de gants, anorak et bonnet (temps vraiment extreme, et on est en été!!), je vous raconte cette première semaine..

...tout a commencé dans la région des lacs, nous avons pris un bus de Santiago jusqu'á Pucon. Une ville oú je suis déjà allé trois fois mais qui reste magnifique. J'avais très envie de partager avec les nouveaux l'ascension du Volcan Villarica. Ce coup ci, pas question de descendre en ski, on a préféré la descente en luge sur les fesses...
Très motivés, on se dirige dès le premier jour vers le volcan. Après une demi heure de marche, nous nous faisons arrêter par les guardes forestiers, une autorsiation de la Conaf etait nécessaire. On rebrousse chemin et on trouve un autre activité: 

Ojos de Caburgo




C'est un site tranquile oú coule une rivière bleu azur d'une pureté hallucinante. Comme son nom l'indique (ojos=yeux), les eaux se déversent par des troux dans une immense marmite.. J'ai acheté un chapeau pour proteger contre le soleil menaçant du sud, la classe!


La même avec JM et Sylvert


En remontant un peu plus la rivière, on arrive à la laguna azul. Malheureusement, il est interdit de se baigner, chose incomprehensible vu la qualité de l'eau et la quantité de rocher à sauter (a oui c'est peu à cause de ce dernier point...).


Petit accident "made in Sylvert". Son porte feuille est tomber dans une poche d'eau creusée dans le rocher. Tous ces papier étaient mouillés y compris les papiers de la voiture que l'on venait de louer, heureusement aucun dégat..


The Volcan Climbing

Après avoir louer tout le matos nécessaires et demander cette fameuse autorisation, on a planter notre tente au pied du Volcan dans le parc (en nous cachant bien...) Le lendemain, reveil 5h et début de l'ascension à 6h. Des groupes de touristes avaient déja commencés l'ascension, on marche rapidement, on passe devant. Au final, personne au sommet, seules pour admirer le cratère rugissant...


Alors que le soleil se levait à peine, on a pu voir l'ombre du volcan s'etendre sur la vallée et le lac


JM au premier plan et moi derrière, à près au milieu de l'ascension, le soleil sortait à peine..




Petite pause à mi parcours juste après le passage d'une crête bien raide. Mème si il n'y a aucune difficultés techniques, l'ascension est longue et éprouvante (bien sûr, rien à voir avec la dernière fois sans crampons et avec des skis sur le dos...) - Jm et Sylvert


Vue plongeante dans le cratère. L'odeur de souffre et les bouffées de fumée étaient plus présente que la dernière fois. Encore plus surprenant, cette fois ci, on entendait les bruits de la lave en furie, un bruit saisissant! J'ai reussi à entrevoir quelques goutes de lave...


Pic nic au sommet avec une vue sur une dizaine de lac..


Le glacier sur l'autre versant du volcan est immense. Je n'avais pas pu le voir la dernière fois pour cause de neige. Ce coup-ci il était possible de faire le tour du cratère. On a cru voir dans ces crevasses la forme d'un moustique écrasé (desolé si je craque)


Les volcanologues (Sylv et moi)

En rentrant du volcan, on a sauté dans un bus (de justesse) pour Puerto Mont. Cette ville fut le point de départ de notre croisière dans les fjords du Sud. On a préféré la petite croisière de 24h dans un bateau de marchandise, celle allant directement tout au sud est extremement chère..


Sur le pont avant le départ. 4h de retard quand même, un marin nous a expliqué que les horaires étaient comme les vagues, fluctuents.


Réparation à l'arrache des chaînes d'amarage, pas très rassurant...


Partie d'echec géant sur le pont du navire. J'ai perdu deux fois, snif..

Quelques photos pris au fil de l'eau:








Pause devant notre notre bâteau avec Jose le peruvien rencontré pendant la croisière. Le hasard des rencontres peut être parfois magnifique. Cette homme parlait parfaitement le français, il avait un culture incroyable, voyageait tout autour du monde, et, en plus de cela, il faisait le même travail que nous (il partageait notre cabine et il ronflait aussi). On a beaucoup discuté avec lui et on l'a invité à faire une conférence un de ces jours dans notre école en France, il est partant...


Sur la route de Puerto Chacabuco, lieu de notre debarquement, à Cohaique -  Route magnifique dans le Parc Rio Simpson où l'on s'enfonce doucement dans la cordillère..


En arrivant à Cohaique, on a essuyé une belle tempête. Jusque là, nous avons eu une chance incroyable, toutes nos correspondances tombées à pic. Et là, on a enchaîné les galères, réactions en chaîne: Temps pourri - auberge complet -> recherche sous la tempête d'une libre. Tremblement de terre à Santiago (pas tres grave...) - aucun bus qui descend dans le sud -> grosse galère pour reserver un avion et continuer notre voyage.

Depuis, tout s'est arangé. Nous avons trouvé une auberge acceuillante, pas chere avec des gens serviables. En plus de ca, nous avons racheté des billets d'avion à des francais pour Punta Arena.

La suite: Punta Arena, ville la plus au sud du Chili, colonie de pingouins, et trek dans le plus beau parc d'amerique du sud Torres del Paine

à bientôt
Par Antonin
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